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Chez les libertins, on vient de tous milieux mais on ne se mélange pas

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03072012

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default Chez les libertins, on vient de tous milieux mais on ne se mélange pas




Dans l’imaginaire collectif, le mot « libertin » est très souvent associé à une image aristo’ ou bourgeoise. Une idée qui vient des boudoirs et des salons français du XVIIIe siècle, où les aristocrates expérimentaient leur pouvoir de séduction.

Cette pratique codifiée était réservée aux gens de cour, comme l’explique l’historienne Arlette Farge. Dans son dernier livre, « Un ruban et des larmes », elle retrace le procès en adultère d’une femme d’artisan, accusée à tort de mœurs libertines :

« Bien sûr, on pratique aussi l’adultère au sein des classes populaires, mais le vrai libertinage reste l’apanage des grands aristocrates qui vivent à la cour, à commencer par le roi qui a de nombreuses maîtresses.

C’est un art, une esthétique de la séduction. Le libertin a recours à un langage spécifique, le “persiflage” : il poursuit celle qu’il désire avec une ironie constante. Son but est de subjuguer la femme, c’est de là qu’il tire sa jouissance. »

La figure mythique de cette philosophie, c’est le personnage de Valmont dans « Les Liaisons dangereuses » de Laclos.

« Après vous », « comme il vous plaira »

Depuis l’affaire DSK et celle du Carlton de Lille, le mot « libertinage » fait son come-back dans les médias. Fantasme collectif : un petit cercle politico-mondain irait s’encanailler dans des soirées privées à 300 euros, ou des clubs « tendance » comme Les Chandelles à Paris.

L’établissement, rendu célèbre par l’animateur Thierry Ardisson, grand habitué des lieux, n’est fréquenté que par la crème de la crème. Un journaliste suisse a raconté le temple parisien :

« “Après vous.” “Je n’en ferai rien.” “Comme il vous plaira.” Des manières de salon accompagnent les rapports intimes dans cette cave du premier arrondissement. »

La démocratisation du libertinage

Aujourd’hui encore, le libertinage peine à se débarrasser de cette étiquette « bourge », même s’il s’est popularisé. Pierre Des Esseintes, auteur de « Osez le libertinage » aux éditions La Musardine, explique :

« Beaucoup gardent à l’esprit le passé très bourgeois de cette pratique. Dans les années 1930, les nantis parisiens se donnaient rendez-vous à l’auberge du Roi René pour partouzer dans les petites cabanes de derrière.

Le milieu libertin a vraiment basculé dans les années 1980, grâce au procès de Chris et Manu qui a fait jurisprudence. »

Chris et Manu, ce sont les patrons du premier club libertin parisien, ouvert en 1981. Après l’ouverture de leur second établissement, deux ans plus tard, ils sont condamnés à une semaine de prison, puis relaxés. Ils prouvent que leur club n’a rien d’une maison close, qu’il est fréquenté par des adultes consentants et non des mineurs ou des prostituées.

Des dizaines de clubs libertins leur emboîtent le pas, et pas seulement dans la capitale. Pierre Des Esseintes cite par exemple Le Bilitis, dans les Côtes d’Armor, connu pour son « ambiance festive » et sa clientèle « populaire et provinciale ».

Autant de libertins en milieu rural qu’urbain

Dans les chiffres, qu’observe-t-on ? Le libertinage se pratique partout, y compris dans les petites communes. Selon une enquête de l’Ifop [PDF] réalisée en juin 2010, on compte presque autant de libertins dans les communes rurales (8%) que dans l’agglomération parisienne (7%).

Aujourd’hui, libertinage rime avec pratiques sexuelles diverses, apprend-on dans « Le Dictionnaire sexuel » :

« Pratique sexuelle très en vogue à l’heure actuelle qui comprend l’échangisme, le mélangisme, le triolisme, etc. Les libertins se revendiquent d’un courant sexuel libre dans lequel ils s’adonnent, sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit, à toutes les pratiques sexuelles non-condamnables par la loi. »

C’est surtout Internet qui a changé la donne. Alors qu’une soirée en club revient en moyenne à 50 euros pour deux, les sites et réseaux sociaux libertins permettent de faire des rencontres à moindre coût. Voire même gratuitement, comme sur Libertic.

Christophe Soret est consultant marketing pour NetEchangisme.com. Numéro un au sein de la communauté libertine, le site enregistre chaque jour 290 000 visites :

« Plus on montre les choses, plus on en parle, et plus ça intéresse monsieur et madame Tout Le Monde.

Si le libertinage n’intéressait que des bourgeois et des cadres sup’, on n’aurait pas autant d’inscriptions sur le site, ça c’est sûr. »

« Un phénomène de mode »

Selon une enquête interne menée en 2008, les employés (29%) sont plus nombreux sur NetEchangisme que les cadres (25%) :

« Le libertinage répond à un mouvement de fond de libération de la sexualité qui touche tous les milieux sociaux. Dans un club échangiste, il n’y a pas de différences de classes.

Tout le monde est habillé de la même manière, les hommes en costard, les femmes de manière sexy et provocante. Impossible de distinguer le patron de l’électricien. »

Auteur du « Guide de la France coquine » du Petit Futé, libertin depuis plus de trente ans, Didier Menduni se montre plutôt critique vis-à-vis de cette démocratisation :

« La télévision nous matraque de reportages sur le libertinage, mais c’est juste pour montrer des seins et des culs. Le libertinage, pour moi, ça reste une philosophie. Il n’y a qu’à relire les écrits du marquis de Sade.

Maintenant, c’est un phénomène de mode, au lieu de regarder un film porno le samedi soir, on sort en club pour mater en vrai. »

Mais si les libertins viennent de milieux différents, se mélangent-ils vraiment dans les clubs ? Didier Menduni estime que la plupart des clubs « sélectionnent » la clientèle afin de « préserver l’esprit libertin » :

« Certains hommes mariés qui viennent seuls en club pensent avoir payé un droit de baiser en entrant et ne respectent pas les autres. La tolérance et le respect de la femme, ce sont les règles dans notre milieu.

Ça m’est déjà arrivé, avec ma femme, alors que nous avions choisi un partenaire, d’en voir un autre qui essayait de se faufiler pour en profiter... »

La sélection par l’argent

Grande blonde plantureuse, Lola, fonctionnaire, est devenue l’égérie du site NetEchangisme. Avec son mari photographe, elle pratique le libertinage depuis six ans et fréquente assidûment les clubs de la Côte d’Azur.

Pour elle, pas d’illusion : la sélection existe et elle se fait par l’argent.

« Il ne faut pas se leurrer. La plupart des libertins que nous fréquentons ont des professions libérales ou artistiques. Avec mon mari, on dépense en moyenne 180 euros en un week-end, il faut pouvoir se l’offrir. »

Pour Lola, ce n’est pas un tabou, elle aime cet entre-soi :

« Les étalages de bidoche et les “est-ce que tu baises ?”, non merci ! Même sur Internet, on sélectionne les gens qu’on fréquente sur leur niveau socioculturel. Et si on n’y met pas le prix, on tombe vraiment sur le fond du panier.

Qui se ressemble s’assemble, ça se vérifie chez les libertins aussi. Pour faire court, on est plus champagne et foie gras que bière et chips. »
(Source : rue89.com)

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